Hegoak
Chant basque

Txoria Txori est un poème écrit en basque par Joxean Artze et mis en musique (folk) par Mikel Laboa, membre du groupe Ez Dok Amairu.

Mikel Laboa connaissait Joxean Artze pour avoir collaboré ensemble sur des chansons comme Zilbor-hesteak (Le cordon ombilical) par exemple, mais ne le connaissait pas en tant que poète.

En 1968, il est allé dîner un soir avec sa femme dans un restaurant de Saint-Sébastien. Le poème Txoria Txori de Joxean Artze (alors âgé d'environ 25 ans), qui n'était pas encore paru, était imprimé sur les serviettes. C'était un acte de résistance contre l'interdiction faite par le régime franquiste d'utiliser la langue basque. Sa femme le lui a lu, et lui a dit que c'était un beau poème. Il l'a lu à son tour, et il lui a beaucoup plu aussi. Quand ils sont rentrés à la maison, il l'a mis en musique en très peu de temps." 1

Mikel Laboa a présenté pour la première fois la chanson au théâtre Astoria de Saint-Sébastien.

Hegoak ebaki banizkio
Neria izango zen
Ez zuen aldegingo.
Bainan horrela
Ez zen gehiago txoria izango.

Eta nik, Txoria nuen maite.

Traduction

Si je lui avais coupé les ailes
Il aurait été à moi
Il ne serait pas parti
Mais alors
Il n'aurait plus été un oiseau

Et moi,
C'est l'oiseau que j'aimais

Sens des paroles[modifier | modifier le code]Un homme tenant un oiseau par les ailes

L'oiseau est pris comme symbole de la liberté et les paroles évoquent le dilemme qui existe lorsqu'il y a une personne proche que l'on souhaite posséder : Ou vous l'attachez et la possédez comme un oiseau en cage, ou vous l'aimez telle qu'elle est, et alors, si elle souhaite partir, vous devez la laisser partir2.

Le contexte politique en a involontairement fait une sorte de protest song.

La chanson est facile à chanter et à mémoriser, sa structure rythmique est lente et répétitive.

Il fut pris dès ses premières interprétations pour un chant traditionnel.

Populairement, le morceau a été rebaptisé Hegoak (les ailes), les premier mot du poème et il est aussi connu sous le nom de Neria izango zen, d'une des phrases qui le compose, dans sa version arrangée pour la chorale.

Le morceau est souvent joué accompagné à la guitare ou chanté juste a capella. C'est un chant fort qui nous emporte mais quand on regarde les paroles en français la chanson est beaucoup plus triste. la chanson est composée de trois strophes : deux de ces strophes on 2 vers et la premiere en a trois. Le lallallalllalllalal est répété de nombreuses fois. Les vers sont croisés.