FOLIE FOLIE

Petite lettre de remerciement pour cette semaine de pur bonheur.

Les petits tas,

Cette semaine à vos côtés fut absolument géniale, grandiose et fabuleuse ; lovely comme dirait les Britanniques, amazing pour les Américains. Bref. Épique. Folie folie ! Je me suis vraiment bien amusée, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup ri (remarque, dans la mesure où je suis entourée de cassos, c’était inévitable) et bien mangé (enfin plus ou moins : spéciale cacedédi aux cookies ratés de Clara, aux délicieux bien que conséquents sushis de Lauren et aux pitas de Quitterie, même si ce n’est pas toi qui les as confectionnées (by the way Kitty, la soupe déshydratée ne fait pas office de dîner et ne fait pas office de soupe non plus d’ailleurs, donc attention, big brother (moi en l’occurrence) is watching you, je veille au grain donc t’as intérêt à eater sainement (+ pray & love)).

Mais mine de rien, ce voyage aura également été hautement culturel. Et ce pour de multiples raisons.

  • - J’aurai découvert ô combien l’architecte des universités anglaises bâties dans les 70s chérit le style stalinien-Berlin Est, composé de blocs de béton successifs et massifs (oui parce que j’ai remarqué que vous dites massive à toutes les sauces, genre gros-anglicisme-parce-que-trop-de-bilinguisme-tu-peux-pas-test).
  • - J’ai compris qu’il y avait deux styles anglais : d’abord, le style dandy-posh-preppy-rock, classe en somme, qui en impose. Et le style Colchi, aka l’anglais de base, plouc et vulgaire mais tellement attachant, vrai et authentique. Le style seligmanien et levynien du dimanche all week long. Tant de beauferie m’a énormément émue. Et que dire de toutes ces charmantes créatures, qui telles des papillons de nuit et de lumière aiment briller la night, à coup de brassières et jupes fendues clairement trop courtes ? Parce que oui, l’Anglaise s’assume en mode Belle toute nue (dans tous les sens du terme) et n’a pas froid aux yeux et au corps (alors que moi personnellement j’ai bien eu froid, même en jeans, mais c’est un autre débat).
  • - J’ai également appris à mon grand désarroi que les Anglais ne possèdent pas de grenadine (mais quelle erreur, une infamie. Non, une hérésie même).
  • - J’aurai revisité Londres avec Kitkat, en amoureuses (puisque les deux autres sont des lâcheuses) et écumé les matchs du Derby Day, affligée et exaspérée par tant d’échecs : Essex a beau être so sex, sportivement c’est dramatique.
  • - En parlant d’Essex d’ailleurs, j’aurai approché la vie sur un campus universitaire, constaté à quel point le droit c’est pas la folie et même plutôt chiant, la beauté des squares en soirée et en journée sous le soleil, le fameux Sub 0, le Milk It et son karaoké topissime, l’ambiance surchauffée en soir de match Chelsea-Arsenal. Une expérience à part entière, je vous dis. Et qui me donne bien envie d’aller étudier en Angleterre ; à voir.

Semaine de glandouille extrême, de réveil tôt et de nuits bien trop courtes ; de peu de sommeil mais de danses endiablées, de lourdeur hilarante en compagnie de ma partenaire Lauren (je vous prie de m’excuser si c’était trop mais au moins j’ai des jolies photos genre Gigi en mode bestah sistah (petite moue et regard levé vers le côté : SWAG)), de régression intellectuelle (Hélène Yvert, 4 ans et demi, s’achète un ciré rose top moummouth) et encore tout un tas de choses… Ça m’a rappelé combien je vous aime et combien vous me manquez tous les jours les petits tas, parce que ça fait quand même loin Essex et trois mois sans se voir c’est long (trop d’love trop d’sentiments là, si bien que ça en deviendrait presque navrant et niais). Mais bon, quitte à sombrer dans les abîmes de la bluette cheesy et nostalgique, j’avoue, j’écoute sans cesse Mr Brightside (destiny is calling me, toussa toussa). Autant vous dire que j’ai le seum intégral d’être rentrée à Lille. Donc je vais revenir, et quand je reviendrai, ça va être bien, ça va être très bien même (bon bien sûr faut imaginer !)

Mais en attendant ce glorieux jour prochain, amusez-vous bien les petits tas, profitez bien de vos nouveaux copains Gigi et Dridri pour les deux concernées et prenez-vous (enfin) en main (Mazal Tov, VPLPLB, c’est pas trop tôt !) D’ailleurs, on retiendra mon timing parfait de débarquement en terre saxonne, aussi accurate que lorsque les carottes ont été cuites. Mais je m’égare. Ce qui compte c’est que l’on me tienne informée des avancées ! Je veux tous savoir (comme d’habitude), histoire que je ne sois pas auxiliaire de vie seulement dans les instants nuls.

Quant à toi, Lauren (parce que oui, Lauren est une meuf hype donc elle a le droit à une dédicace personnelle, trop d’amour), j’ai été absolument ravie de te rencontrer ; on a pas mal de choses en commun (le snobisme c’est la vie), alors toi aussi tu vas me manquer. D’autre part, je compatis d’avance pour quelques futures soirées qui risquent d’être parfois pénibles, mais résiste ! Prouve que tu existes ! Cherche ton bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste ! RÉSISTE ! Et puis si c’est vraiment trop la dèche, genre si tu te sens seule et esseulée, telle une forteresse de solitude dans la glace, pour la vie, je ne suis jamais très loin de mon téléphone et ma maison est grande ouverte, donc n’hésite pas !

Voilà voilà, c’est à peu près tout ce que j’avais à dire pour l’instant, d’autres pensées et réflexions me viendront probablement plus tard. Merci beaucoup de m’avoir accueillie dans vos maisons et vos lits (trop d’honneur d’être la première à m’y être glissée (lolilol)), c’était top moummouth !

PLEIN DE BISOUS LES PTITS TAS (je reste fidèle au ptit tas, little heap c’est so yesterday (référence à Fatal pour celles qui manquent de culture beauf)), ET À TRÈS VITE. VOUS ME MANQUEZ DÉJÀ...

                                        Hélène xxx

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