Liberté d'expression

Est-ce que vous avez souffert de la répression au moment de raconter les nouvelles aux médias?

Bien sûr ! La Syrie est un pays très conservateur, où on ne peut pas dire des choses très controversées même pour les émettre dans votre pays. Je ne pouvais pas dire que la guerre là-bas est contraire aux principes de l’islam ! La répression est si grande que si tu dis quelque chose qu’ils considèrent offensif, ils te séquestreront à minuit, et personne ne saura ce qui va se passer. À mon avis, ceci est très dur, parce que tu es limité quand tu es en train de raconter les faits, ta liberté d’expression est même annulée.

Pourquoi croyez-vous que la population ne demande pas la reconnaissance du droit à la liberté d'expression?

Comme je l’ai dit, il y a une répression si forte que la population a extrêmement peur. Ils préfèrent se taire et continuer à vivre comme ils vivent et à souffrir des graves conséquences. D’ailleurs, ils ont une autre façon de concevoir les droits humains, et pour ça ils ne sont pas heurtés par la non-reconnaissance des Droits Fondamentaux dans la pratique, et seulement son adoption dans les dispositions législatives, parce qu’ils ont besoin de les montrer quand ils veulent faire des opérations mercantiles avec des pays occidentaux.

Est-ce que vous exprimer de manière complètement libre vous manque ?

Je dois dire que oui. Je ne peux faire mon travail comme je voudrais et même si je ne peux pas m’exprimer, j’aime mon travail là-bas, parce que quand je reviens à mon pays, j’apprécie plus la chance qu’on a de vivre ici.

Monica