Groupe de travail du COP du CLEMI sur l'information aujourd'hui - Juin 2015

Différents formats d’écriture

Fiche d'information - Auteur : Jean-Christophe Ogier

Du libelle au twitt, de l’affiche à la « watch », le support induit la taille de l’information délivrée.

Plus le support offre de place, plus le message peut être riche et complexe :

  • Un reportage de 52 minutes à la télévision, trente feuillets dans la revue XXI permettent de développer un sujet.
  • 40 secondes pour un papier factuel sur France Info, 140 signes au maximum pour un twitt limitent l’information à un message essentiel, voire unique.

La surface du medium impose son format au message : les libelles, pamphlets placardés sur les murs comptaient plus de mots que n’en accueilleront les écrans de la prochaine génération de montres connectées.

La capacité d’attention individuelle et collective est un paramètre tout aussi important dans la fabrication de l’information

La capacité d’attention dépend du niveau d’éducation :

  • Plus on est éduqué (complexité d’appréhension du langage, connaissances générales, ouverture au monde), plus on se trouve en capacité d’assimiler une information riche et complexe : France Culture fait le pari d’une capacité de compréhension supérieure à celle de RMC info.

La capacité d’attention est conditionnée par la masse d’informations délivrées :

  • dans une société saturée par le nombre de sources d’informations, le message passe d’autant plus facilement qu’il est simple : factuel plutôt qu’analytique, court plutôt que long (la durée théorique d’un papier sur France Inter ou Europe 1 tournait autour de la minute dans les années 1970 ; France info fait le choix d’un papier de 40 secondes en 1987).
  • L’information se doit désormais d’être répétée (lorsque Europe 1 nait en 1955, elle introduit un rappel d’informations à chaque heure quand ses concurrentes avait un rendez-vous d’information unique par jour).