TFIEJ 2015 : LES TRIBULATIONS DE L'EJDG
EN BRETAGNE

L'équipe se concentre avant d'affronter l'Ecole de journalisme de Toulouse.

L'École de Journalisme de Grenoble a passé trois jours en Bretagne à l'occasion du tournoi de football inter-écoles 2015 qui se déroulait à Lannion le 7 février.

Les Grenoblois ont atteint les quarts de finale, et se souviendront longtemps de leur épopée en terre bretonne. Retour sur un weekend qui restera dans les annales.

L'EJDG s'est levée aux aurores pour entamer son périple vers les Côtes d'Armor.

Gare de Grenoble, 6 heures du matin. Fatigués mais plus motivés que jamais, les joueurs et les supporters de l'EJDG se retrouvent pour prendre le TGV en direction de Paris. La Bretagne, ça se gagne, et il faut pas moins de 9 heures et plusieurs correspondances pour atteindre la côte de Granit Rose où se déroulera le tournoi le lendemain.

Après un dîner aux couleurs locales dans une crêperie du centre-ville de Lannion, la joyeuse équipe s'accorde une bonne nuit de repos avant la journée sportive du lendemain. Si l'école n'a pas fait le déplacement en masse à cause du coût du voyage, les EJDGiens restés à Grenoble envoient moultes messages de soutien et ondes positives aux joueurs.

10h30:  les joueurs grenoblois pénètrent sur le terrain B du stade René Guillou. Tous espèrent faire un meilleur parcours que l'an passé, stoppé en phase de poules. Il faudra pour cela finir dans les deux premiers de leur groupe, composé de l'IJBA, de l'EJT et du Celsa. Trois matchs de 20 minutes sont au programme."9 heures de trajet, c'est pas pour se faire tordre comme des bleus dès le premier match !". Motivés à bloc, ils s'apprêtent à affronter l'IJBA de Bordeaux. Après un début de match équilibré, "les petits pandas" (comme les appellent leurs supportrices) parviennent à ouvrir le score à la suite d'un cafouillage dans la surface de réparation adverse. Il ne reste que quelques minutes à jouer lorsque l'arbitre siffle un coup-franc pour les Girondins. Egalisation et fin de cette première rencontre. Si la déception est présente sur certains visages, ce sont surtout les encouragements qui reviennent. "Ce but est déjà une première victoire, on n'en avait pas mis un seul l'an passé", explique le capitaine Clément Pons.

Deux heures de récupération plus tard et c'est l'école de Toulouse qui se présente sur le terrain. Défaits 1-0 en 2014, précipitant leur élimination, les Grenoblois sont animés par un esprit de revanche. Le match est à sens unique, puisque l'EJDG fait le siège dans la moitié de terrain adverse. Pour autant, aucune des deux équipes ne parvient à ouvrir le score. 0-0. "Ca fait deux ans qu'on ne prend pas de buts, mais qu'on n'en marque pas non plus !", plaisantent les Toulousains.

Le CELSA éliminé!

Tout se jouera donc dans la dernière rencontre, face au Celsa de Paris. Une équipe qui, elle aussi, avait battu Grenoble l'année dernière, au terme d'un match très tendu. "On y est, maintenant on va la chercher la qualif !" clament les Rhônalpins. Paul Arrivé, d'une reprise du plat du pied à la suite d'un corner bien frappé, donne l'avantage à l'EJDG. La suite du match n'est qu'une succession d'opportunités manquées par les Grenoblois. Le doute s'installe, mais à quelques minutes de la fin, Dorian Cabrol éteint les espoirs parisiens en inscrivant le second but. Les quarts de finale sont là !

1000 kilomètres du Stade des Alpes, les Grenoblois n'ont pas démérité sur la pelouse du stade René Guillou.

Avant d'affronter le CFJ de Paris, plusieurs joueurs font un tour à l'infirmerie. Au cours de la journée, les bénévoles de la sécurité civile viennent en aide à 44 blessés, dont trois doivent être évacués aux urgences. La majorité des blessures est liée à l'aspect abrasif du synthétique.

"On n'entend plus chanter les Parisiens"

Finalement, le CFJ élimine Grenoble 1-0. La finale oppose les Parisiens aux Lillois, que tout le stade encourage. C'est aux tirs aux but que les Ch'tis s'imposent, pour le plus grand bonheur de leurs collègues venus nombreux. En plus de la coupe, les Lillois remportent le prix des meilleurs supporters et du meilleur teaser.

Les supporters lillois ont envahi le terrain après la victoire en finale de leur équipe.