Correspondants dans les pays en guerre : données

Transcription :

Bonjour à tous, il est vingt heures. Aujourd’hui nous voulons parler des journalistes et plus concrètement des correspondants de guerre.

Au cours de notre émission, tout d’abord nous parlerons de la différence entre un

correspondant à l’étranger et un correspondant de guerre.

De la problématique actuelle de ces reporteurs puisque d’après les données de Reporters sans Frontières, pendant l’année 2013 :

71 journalistes ont été tués.

178 journalistes ont été emprisonnés.

37 journalistes ont été pris en otage ou ils ont disparu.

Ensuite nous parlerons de ce métier :

- Où il se développe ?

- Pourquoi ils aiment leur métier ?

- Quels sont les dangers qu’ils doivent affronter ?

- Pour qui travaillent-ils, qui les protège et combien d’argent gagnent-ils ?

- Quel est le droit auquel ils appartiennent ?

Enfin, nous analyserons quel est l’état actuel sur ce sujet. Dans ce but nous écouterons une interview qui a été faite par notre reporter Caroline Brunet à Charlotte Du Pont membre de l’Organisation des Nations unis.

* Un correspondant est un journaliste qui habite dans un pays différent de celui du

Média pour lequel il travaille. Cependant, un correspondant de guerre est la personne qui a été envoyée à un endroit où il y a un conflit de guerre pour informer de la situation.

** Malheureusement il y a beaucoup de pays en état de guerre, en Afrique, au Moyen-

Orient, en Europe,… .

Depuis l’Antiquité les hommes ont aimé le risque, l’action, le danger,… et sans aucun

doute ce métier est un des plus dangereux. Mais le danger auquel ils font face, fait que seulement certains, d’entre eux, puissent le développer. Bref, on considère que pour pouvoir le réaliser les correspondants doivent, auparavant, se préparer physiquement y psychologiquement. Étant donné que, quelques fois, le nombre de victimes, parmi les correspondants a été supérieur à celles des Forces Armées, sans oublier les journalistes qui ont été attaqués exprès, on peut dire qu’il y a une dégradation des conditions pour réaliser leur métier dans les situations de conflit armé.

Cette constatation a incité les Reporters sans Frontières à élaborer une « Déclaration

sur la sécurité des journalistes et des média en situation de conflit armé ».

***Ils doivent affronter et voir toutes les horreurs de la guerre, c’est-à-dire : les

échauffourées , les bombes, les blessés et les morts dans la rue, parfois ils sont pris en otage et, selon le rapport que nous avons dit au début, il est plus habituel qu’ils soient tués. Puis la libération de trois correspondants qui avaient été en otage en Libye, l’Association de la presse à Madrid est arrivée à quelques conclusions :

D’abord, le journaliste ne peut pas laisser de côté la collecte d’information, les recherches et la bonne rédaction.

Ensuite, on doit laisser en arrière l’ego, fuir de l’égocentrisme, le centre de la nouvelle ou de l’histoire ne peut pas être le journaliste. Il faut aussi, faire une réflexion éthique sur la nécessité d’être humain avec la population de l’endroit où il travaille.

Bien que les média veulent travailler avec les correspondants de guerre, ils ne respectent pas leur droits du travail et, encore plus, le manque de ressources et de sécurité sont les deux principaux obstacles pour les journalistes. Ils travaillent pour les média, les journaux et les agences de presse.

La crise des moyens de communication a fait qu’ils en ont profité pour découper couper au maximum les budgets d’information international et réduire le nombre des bureaux à l’étranger. La crise ne peut pas être une excuse pour payer 50 euros une personne, qui est en train, peut-être, de mettre sa vie en jeu. On s’indigne que les médias, qui demandent une grande qualité d’information tandis qu’ ils paient si mal pour un travail si compliqué. Les reporters, ils sont protégés par le Droit International et, parfois, sur l’endroit en guerre, par les forces armées à coté desquelles ils suivent la guerre.

Nous parlerons maintenant des droits qui les protègent. Sous quel domaine juridique et légal ils trouvent ?

Le 13 décembre passé, le secrétaire général de RSF s’est prononcé en réclamant un durcissement de la lutte contre l’impunité devant le Conseil de sécurité de l’ONU en raison d’une réunion sur le sujet : « Protéger les journalistes ».

L’article 79 de Protocole I aux Conventions de Genève dispose, de manière claire, que les journalistes dans les conflits armés doivent être traités de la même manière que des civils et bénéficier aussi de la même protection. Pourtant le problème n’a pas pour cause un manque de normes internationales de protection, mais l’absence d’application de ces dernières. Selon M.Morgan, membre de l’UNESCO, l’impunité est un des plus grands obstacles pour l’application du droit. Des organisations internationales humanitaires comme l’UNESCO, le Comité International de Genève, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, RSF, offrent leur aide et réalisent tout genre d’activités pour protéger et améliorer la situation des journalistes comme la présentation des propositions des traités internationaux, célébrations de journées consacrées à la liberté d’expression, création des « hotlines » d’aide, des conférences internationales sur ce sujet, etc. Il y a beaucoup d’initiatives privées des ONG, des organisations Syndicales, …, à faire, des propositions de loi ou réglementation, comme le Statut des Correspondants de Guerre dont leur objectif est d’obtenir une vraie protection des journalistes face aux agressions et menaces soit contre leur personne, soit contre leur droit à informer. À cause des changements qui ont été opérés pendant le traitement de la guerre par les médias après la guerre du Golf en 1991, il faut mener une réflexion critique sur quel doit être le nouveau rôle des journalistes dans la mondialisation de l’information sous peine d’être instrumentalisé par les intérêts politiques et par la technique.

Pour finir nous voulons faire une réflexion et une question, nous allons commencer

par la première : « Toute l’information que nous recevons, elle est canalisée par deux agences internationales: REUTERS et ASSOCIATED PRESS, c’est-à-dire, on pourrait parler d’un monopole et, comme tous les monopoles, ils peuvent faire disparaître le point de vue pluriel et nécessaire pour savoir la vérité ». Est-ce que les correspondants de guerre sont une espèce en voies d’extinction?. C’est l’opinion, de presque tous les journalistes et des freelance qui travaillent sur ce sujet.

Paloma Trinidad