LÉGISLATIVES

"Femmes je vous aime !" à 26,86%

PAR ADELINE GAILLY - L'ESSOR - 22 juin 2012

"Il y a une progression certaine des femmes sur le plan national mais il reste encore une marge de progrès car l'objectif reste la parité", déclare Brigitte Périllié, présidente de l'Association des femmes élues de l'Isère, suite aux résultats des législatives 2012.

En effet, entre 2007 et 2012, l'Assemblée nationale gagne 48 femmes dans ses rangs soit 26,86% contre 18,5% faisant ainsi passer la France de la 19ème à la 9ème place dans l'Union européenne en matière de parité aux parlements. Avec un peu moins de candidates cette année (environ 40% contre 41,6% en 2007), l'Assemblée devient pourtant la plus féminine de l'histoire. Malgré cela, "ces résultats sont inacceptables" pour l'association Osez le féminisme qui pointe du doigt les candidatures féminines dans les circonscriptions les moins gagnables. 413 d'entre elles, soit 71,6% n'ont élu que des hommes depuis 1988 malgré les sanctions que subissent les partis ne respectant pas la parité.

Le premier à être visé est l'UMP qui a présenté moins de 30% de candidates et qui obtient moins de 14% d'élues. "L'égalité n'est pas encore devenue un automatisme de la vie politique française", a réagi la ministre du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Au sein du groupe socialiste, 37% des députés sont des femmes, à l'UMP elles sont 14%. Quant aux écologistes, ils respectent strictement la parité !

Au niveau de la région, la situation est similaire même si l'Isère semble montrer l'exemple en ayant élu 4 femmes sur 10 dont deux nouvelles, Michèle Bonneton et Joëlle Huillier. "Ces circonscriptions ont été réservées à des femmes et c'est grâce à cela qu'elles ont pu gagner", commente Brigitte Périllié. A l'inverse, la Loire est à la traîne. Aucune femme n'a été élue et seul 36,1% de candidates étaient présentées contre le Rhône et l'Isère avec respectivement 45,6% et 40,9% de candidatures féminines.

La prochaine étape pour parvenir à la parité, selon Brigitte Périllié, est de rendre obligatoire la mixité dans les tandems titulaire/suppléant pour les législatives. "C'est déjà le cas pour les cantonales et ça fonctionne très bien. Cela permettrait de faire monter les femmes, de les rendre plus visibles et qu'elles soient ainsi prises en considération".