Gossips

Norman Rockwell - 1948

Dès son enfance, Norman Rockwell présente des prédispositions pour le dessin et entre en 1908 à la Chase School of Fine and Applied Arts. En 1910, il abandonne ses études et entre à l'Art Students League of New York, où il perfectionne sa technique auprès de George Bridgeman et Thomas Fogarty. La même année, il illustre son premier livre, Tell me why, Stories, et commence une longue collaboration avec le mouvement des boy-scouts des États-Unis en illustrant la revue Boys' life.

En 1916 il propose sa première couverture pour le magazine The Saturday Evening Post. Il devient dès lors le peintre de l'Américain moyen et son nom est identifié à cette revue dont il réalise les plus célèbres illustrations et couvertures jusqu'en 1960. En 1935, il illustre les romans de Mark Twain, Tom Sawyer et Huckleberry Finn. En 1943, il participe à l'effort de guerre en publiant l'affiche The Four Freedoms1 distribuée dans le monde entier. Dans les années 1950, il est considéré comme le plus populaire des artistes américains et fait les portraits d'Eisenhower, de Kennedy et de Nasser. Il peint son Triple Autoportrait : par une mise en abîme, le peintre se peint en train de se peindre en se regardant dans un miroir.

Les années 1960 voient le déclin de l'illustration au profit de la photographie et le changement de directeur artistique amène Rockwell à quitter le Saturday Evening Post. À la fin des années 1960, il travaille pour la revue Look et illustre des thèmes plus en relation avec les convulsions politiques du temps. Sa plus célèbre illustration pour Look, Notre problème à tous (1964), représente une petite fille noire américaine se rendant à l'école, escortée par des agents fédéraux, en pleine période ségrégationniste. Vers la fin de sa vie, il fera encore des affiches publicitaires et le calendrier des boy-scouts jusqu'en 1976.

Gossips

Painted in 1948, Rockwell had the idea for “The Gossips” 20 years earlier but couldn’t quite get the ending until he thought to picture himself as the subject of the gossips’ circle; he used his neighbors in Arlington, Vermont as the other figures in the painting. Thousands of letters were sent to “The Saturday Evening Post” asking what the gossip was they were passing along, but an answer was never given. In an interview in December of 1948, Rockwell remembered that the woman who posed for the first lady in the picture, the one who had started the gossip, was still a little upset at her portrayal. Not all of his subjects were critical: one model told a reporter, “It’s more fun posing for him than going to the movies. Norman keeps you in stitches with his funny stories.”